« Télé-réalité Mariage de l’Année » : le comité des sages appelle à préserver le caractère sacré du mariage et invite les jeunes à privilégier la bénédiction parentale aux cérémonies fastueuses
La grande finale de la deuxième édition de « Le Mariage de l’Année » s’est tenue le 15 février 2026 à Ouagadougou. Le couple Maïga a été désigné lauréat d’une compétition qui met en avant l’amour, les valeurs et les traditions burkinabè. La troisième édition a été officiellement lancée le même jour.
La capitale burkinabè a accueilli, le dimanche 15 février 2026, la finale de la saison 2 de « Le Mariage de l’Année », une émission de télé-réalité consacrée à la célébration du mariage. Porté par Mme Ouedraogo/Yongré Faty, promotrice du concept, le programme s’est progressivement imposé dans le paysage audiovisuel national. La cérémonie a également été marquée par le lancement officiel de la troisième édition.
Une compétition axée sur les valeurs culturelles
Selon la promotrice, l’émission accorde une place centrale aux valeurs culturelles et traditionnelles. Elle rappelle que, dans le contexte burkinabè, le mariage ne concerne pas uniquement deux individus, mais engage également les familles et la communauté, à travers rites et traditions.
Dans cette dynamique, un comité de sages a été mis en place afin d’accompagner les couples au-delà de la cérémonie. Ce dispositif vise à leur offrir un appui en cas de difficultés, notamment sur les plans social et familial.
Le couple Maïga
Le couple Maïga sacré
À l’issue de la compétition, le mariage du couple Maïga a séduit le public et remporté les suffrages. Les lauréats sont repartis avec plusieurs récompenses offertes par les partenaires : un terrain viabilisé, 500 briques, une excursion d’une valeur de 500 000 FCFA, une valise de 20 pagnes, un sac et une paire de chaussures en cuir.
Le message du comité des sages
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Intervenant au nom du comité des sages, la princesse Kongo a rappelé le caractère sacré du mariage, en soulignant qu’il s’agissait autrefois d’un engagement entouré de rites et de bénédictions. Elle a évoqué les pratiques traditionnelles, où l’accent était mis sur la préparation des époux et l’accompagnement communautaire plutôt que sur l’ampleur matérielle des cérémonies.
Princesse Kongo
Elle a également attiré l’attention sur le coût croissant des mariages. Selon elle, certaines exigences financières imposées aux jeunes peuvent les placer dans des situations difficiles dès le début de leur vie conjugale. Elle a mis en garde contre la transformation du mariage en activité à visée lucrative et a invité les familles à privilégier la modération et la bénédiction plutôt que la recherche de dépenses élevées.
La princesse Kongo a par ailleurs encouragé les jeunes à s’informer auprès des aînés sur les pratiques matrimoniales d’autrefois, insistant sur l’importance du respect, de la patience et de la responsabilité dans la vie de couple.
Un secteur aux retombées culturelles et économiques
Présent à la cérémonie, le représentant du ministère en charge de la Culture, Moussa DICKO a salué l’initiative. Il a souligné que, dans le contexte burkinabè, le mariage constitue un pilier social et culturel. Il a également mis en avant les retombées économiques du secteur, qui mobilise stylistes, décorateurs, photographes, artisans et autres acteurs des industries culturelles et créatives.
La cérémonie a ainsi marqué la clôture officielle de la saison 2, tout en donnant le coup d’envoi de la troisième édition, confirmant la place grandissante de « Le Mariage de l’Année » dans le paysage médiatique national.