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Burkina Faso : le capitaine Traoré mécontent de certaines pratiques dans l’administration publique

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Le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, n’est pas content de plusieurs pratiques dans l’administration publique et dans le secteur privé. Pour y mettre fin, il a annoncé, le 8 mars 2024, à Tenkodogo, à l’occasion de la commémoration de la 167e Journée internationale de la femme, quelques mesures. L’une des pratiques que le chef de l’Etat ne cautionne pas est l’attitude, selon lui, de certains agents des impôts et du trésor public qui, a-t-il dit, saboteraient les actions de recouvrement des recettes.

«Dernièrement, l’on a entendu des gens se plaindre de certains acteurs de l’économie qui créent des pannes pour qu’il y ait des problèmes de connexion parce qu’ils ne sont pas contents qu’on ait retenu 25% de leurs primes pour le Fonds de soutien patriotique », a déclaré le capitaine. Il a invité les agents concernés à faire cesser cette pratique au risque de perdre la totalité de ce bonus financier.

« Si ça ne s’arrête pas, on va couper 100% des fonds communs. Ainsi, nos amis étudiants auront beaucoup d’amphithéâtres », a-t-il prévenu. Il a appelé les collègues de ces « agents indélicats » et leurs supérieurs hiérarchiques à dénoncer ou sanctionner ces pratiques s’ils ne veulent pas eux-mêmes être des victimes collatérales des mesures qui viendraient à être prises.

Autre pratique qui n’est pas du goût du président de la Transition, c’est celle des entreprises qui obtiennent des marchés publics et qui trainent les pieds dans leur exécution. Pour lui, il faut « rééduquer » ces entrepreneurs. « Nous avons été beaucoup déçus par les entrepreneurs qui ont pris des chantiers, qui se sont contentés de prendre les avances de démarrage et qui ne veulent pas travailler », a-t-il regretté.

Puis d’ajouter: «Des délais supplémentaires ont été donnés. Pour quiconque, à l’expiration de ce délai, n’aura pas atteint le taux que nous souhaitons, nous serons obligés de mettre fin aux travaux. Mais pas seulement. Ces genres d’entreprises, il va falloir les rééduquer. Nous allons créer un centre pour cela », a averti le capitaine Traoré. « Lorsqu’un entrepreneur a obtenu un marché de 15 milliards F CFA pour lequel, il a déjà pris 5 milliards F CFA d’avance et n’a rien fait, c’est du sabotage pur et dur », a-t-il estimé.

Transformer le trésor public en banque

Matin Libre -BF | Tel :+226 60102010 | redaction@matinlibre.bf

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Le président Traoré entend aussi réduire les effectifs dans les ambassades du Burkina à l’étranger afin de réutiliser l’argent qui devrait servir à la prise en charge du personnel à la construction d’infrastructures au profit des étudiants. « On a beaucoup de personnes dans les missions diplomatiques à qui on paie beaucoup de milliards F CFA. Cette somme va servir à construire des amphithéâtres pour les étudiants », a-t-il informé.

De même, il a fait savoir que des coupes budgétaires seront opérées dans les ministères, toujours au profit des étudiants. « J’ai informé les différents ministères qu’on va raboter les budgets pour construire des amphithéâtres et des salles de cours pour les étudiants », a-t-il détaillé. Toujours dans l’optique de la réduction du coût de fonctionnement de l’administration, Ibrahim Traoré a annoncé, d’ici à la fin de l’année, la mise en place d’une usine de montage de véhicules électriques au Burkina.

L’objectif étant, à l’écouter, de réduire la consommation des structures de l’Etat en carburant. Et ce n’est pas tout ! Le président de la Transition envisage transformer le trésor public en une banque où, il sera désormais possible pour les usagers du public et du privé d’avoir des comptes, tout cela, en vue de financer le développement.

Autre mesure en ligne de mire du chef de l’Etat burkinabè, la (ré) création de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), disparu, selon lui, du fait des Programmes d’ajustement structurel (PAS) et le « réveil » de la Société nationale des aménagements des terres et de l’équipement rural (SONATER) afin d’avoir des équipements agricoles et des ingénieurs.

« Beaucoup de gens ne seront pas contents parce que c’est leur marché. Ils diront que l’Etat veut faire le travail des BTP. Mais si, on doit attendre les humeurs de chacun pour créer un certain nombre de barrages, ça ne pourra pas aller. On n’a pas le choix, il faut qu’on aille vite et bien », a précisé Ibrahim Traoré.

Avec Sidwaya

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