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Coalition des structures panafricaines du Mali, du Burkina Faso et du Niger : les responsables plaident pour une fédération de l’AES avec un président unique et la suppression immédiate des frontières coloniales

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« NON à la confédération de l’AES et que vive la Fédération de l’AES ! Aujourd’hui L’AES, demain les États Unis d’Afrique », c’est le slogan soutenu par la Coalition des structures panafricaines du mali, du Burkina Faso et du Niger qui a organisé une conférence de presse, le jeudi 4 juillet à Ouagadougou. Face à la presse, et après un rappel historique, les premiers responsables de cette coalition ont expliqué la nécessité pour l’Alliance des États du Sahel (AES) de s’orienter vers une fédération tout en éliminant les frontières coloniales.

Les premières rencontres entre les diplomates des trois pays ont conduit à la proposition d’un document sur la confédération qui fait en ce moment l’objet d’un sommet des chefs d’État de l’Alliance du Sahel. A cet effet, la coalition des structures panafricaines du mali, du Burkina Faso et du Niger, demande aux plus hautes autorités du Burkina-Faso, du Mali et du Niger de faire de la Fédération de l’AES une priorité avec la suppression immédiate des frontières coloniales. « La coalition des structures panafricaines du Burkina Faso, du Mali et du Niger demande à toutes les organisations panafricanistes de multiplier des actions de sensibilisation auprès des autorités de l’AES pour une Fédération solide et totale de l’AES et non une confédération qui ne répond pas aux aspirations de nos peuples », a insisté le secrétaire du centre Thomas Sankara, Fabrice Simporé lors de son discours.

Les doléances de la coalition sont entre autres, l’élaboration d’un communiqué conjoint par les autorités du Burkina-Faso, le Mali et le Niger pour uniformiser et annoncer un plan d’action général pour l’AES comme État fédéral, l’organisation d’un référendum élargi aux populations dans tout l’espace AES, l’élaboration d’une loi fondamentale pour consacrer la fédération de l’AES et la détermination d’un président unique pour l’ensemble de l’AES.

Selon ladite coalition, l’unification des États africains est un précurseur nécessaire à l’industrialisation complète de l’Afrique, qui requiert une planification économique à l’échelle du continent.

Elle l’a démontré à travers les textes essentiels du panafricanisme, à savoir “L’Afrique doit s’unir” de Kwame Nkrumah et “Les Fondements économiques et culturels d’un État fédéral d’Afrique noire” de Cheikh Anta Diop, soulignés dans le communiqué.

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« Un État sahélien unifié englobant le Mali, le Burkina Faso et le Niger transformerait les conditions matérielles des trois nations en leur permettant de mettre en commun leurs ressources naturelles et leurs capacités de production », clarifie le communiqué.

Quant à l’élimination des frontières coloniales, cette coalition estime que cela pourrait faciliter les relations interpersonnelles qui existent déjà entre les pays si à la place, priorité est faite à la construction d’un train à grande vitesse accessible aux travailleurs de la région.

« Cela aurait un impact énorme sur la capacité de production de l’État, car la main-d’œuvre pourrait être déplacée vers les régions qui en ont le plus besoin », a indiqué le secrétaire de centre Thomas Sankara à travers son discours.

Selon les membres de la coalition, le succès de la Fédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) déterminera le succès des États Unis d’Afrique (EUA).

En rappel, le capitaine Ibrahim Traoré s’est rendu au Niger pour prendre part au tout premier sommet de l’AES, au cours duquel lui et ses homologues vont échanger autour des défis majeurs auxquels font face les Etats du sahel.

 

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