Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi 19 mars 2026 à Ouagadougou la session ordinaire du Conseil des ministres. À l’issue des travaux, le gouvernement a adopté plusieurs dossiers jugés stratégiques pour le fonctionnement de l’État et le développement national.

Parmi les décisions majeures figure l’adoption d’un avant-projet de loi relatif aux libertés religieuses. Ce texte vise à encadrer l’exercice du culte et à combler l’absence de cadre juridique spécifique dans ce domaine.
L’avant-projet réaffirme la liberté de culte sur l’ensemble du territoire national. Il introduit toutefois des règles concernant l’implantation des lieux de culte, qui devront désormais respecter les normes d’urbanisme. Leur installation est interdite dans les services publics, sauf dans certains cas spécifiques comme les établissements de santé, les prisons et les casernes.
Le texte prévoit également des sanctions contre les propos haineux ainsi que les nuisances liées à la pratique religieuse, dans une logique de préservation de l’ordre public.
En parallèle, le Conseil des ministres a examiné les résultats de la campagne 2025-2026 de vaccination du cheptel national. Celle-ci enregistre une progression notable, avec l’extension des maladies ciblées et l’introduction, pour la première fois, de la vaccination des poissons.

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Au total, 2,8 millions de bovins ont été vaccinés (+12 %), 4,8 millions de petits ruminants (+36 %) et 19 millions de volailles traitées contre la maladie de Newcastle. Plus de 148 000 carnivores ont été vaccinés contre la rage (+50 %), tandis que 1,4 million de poissons ont été protégés.
La campagne a également permis le déparasitage de plus de 5,3 millions d’animaux et l’insémination de plus de 12 000 vaches. Elle a bénéficié d’un financement public de plus de 2,8 milliards de francs CFA, avec une subvention moyenne de 70 %, incluant plusieurs vaccins gratuits ou fortement subventionnés.
Selon le gouvernement, ces mesures traduisent une volonté de mieux encadrer les pratiques religieuses tout en poursuivant les efforts de protection et de développement du secteur de l’élevage.
