Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc SORGHO, a défendu devant l’Assemblée législative de Transition un projet de loi visant à encadrer l’exercice du métier de laboratoire dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Il était accompagné du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou SIDIBÉ, ainsi que de celui des Mines, venus témoigner de l’importance stratégique de ce texte pour la modernisation du secteur.
Selon le ministre SORGHO, cette loi introduit des avancées majeures : l’ouverture encadrée des activités de laboratoire aux opérateurs privés, la mise en place d’un système d’agrément pour garantir la qualité des prestations, ainsi que la création d’un organe de régulation logé au sein du Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP). Cet organe réunira les ordres professionnels et les représentants des consommateurs afin d’assurer un contrôle efficace et harmonisé.
L’objectif principal de la réforme est de moderniser l’exercice du métier de laboratoire et de garantir la fiabilité des constructions à travers le pays.
Le ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans un contexte de forte croissance des projets de construction, entraînant une demande accrue sur le LNBTP. Face à cette pression, l’État a jugé nécessaire de renforcer la régulation et de permettre une contribution maîtrisée du secteur privé.
Adama Luc SORGHO a également assuré que l’ouverture du domaine aux opérateurs privés restera strictement encadrée afin de préserver la qualité des analyses techniques et la durabilité des infrastructures nationales.
L’adoption de cette loi marque ainsi une étape importante dans la professionnalisation et la modernisation du secteur des infrastructures au Burkina Faso.


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