Bilan de surveillance de la mortalité maternelle et néonatale : 03 femmes meurent par jour au Burkina Faso
Le Ministère de la Santé (MS), à travers la Direction de la Santé de la Famille (DSF), organise du jeudi 26 au vendredi 27 décembre 2024, la rencontre annuelle de bilan de la surveillance des décès maternels, périnatals et la riposte, du monitoring des soins obstétricaux et néonatals d’urgence et de la situation des stocks des produits de la Santé reproductive et du Planning familial (SR/PF) à Ouagadougou.

Présidée par le Secrétaire Général du ministère de la Santé, Dr Issa Ouédraogo, cette rencontre vise à établir un bilan de la mise en œuvre de la surveillance des décès maternels et périnatals et des stocks des produits contraceptifs et des médicaments vitaux de la santé de la mère et du nouveau-né de la semaine S1 à la semaine S50 et de la situation du monitoring des s
Soins obstétricaux et néotale d’urgence (SONU) pour l’année 2024.

Selon Dr Issa Ouédraogo, ce bilan annuel est celui de la recevabilité et représente un cadre de la mise en œuvre des activités du Système de gestion de l’incident (SGI). Il a également précisé que ce bilan contribuera à avoir un aperçu sur les difficultés des régions afin de proposer des solutions ou recommandations allant dans le sens de l’élimination des décès maternels et périnatals évitables.
Durant deux jours, les participants vont échanger sur les résultats du système de Surveillance hebdomadaire des décès maternels et prénatals et de la riposte (SDMPR) et sur ceux du monitoring des Soins obstétricaux et néotale d’urgence (SONU) et des stocks des produits contraceptifs ki et des médicaments vitaux de la santé de la mère et du nouveau-né.

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Le Coordinateur du Système de gestion de l’incident décès maternels, périnatals et riposte, Pr Adama Ouattara, a expliqué que la situation est préoccupante. Selon lui, chaque jour au Burkina Faso, il y a 03 femmes qui meurent de complications de la grossesse, dans le même temps, il y a 15 enfants mort-nés. « Ces chiffres sont révoltants et nous devons nous organiser pour éliminer les décès maternels et périnatals par un système de riposte », a-t-il préconisé.
En rappel, le département de la Santé avec la mise en œuvre d’un système de gestion de l’incident décès maternels, périnatals et riposte a mis en place un comité de gestion et de riposte des incidents décès maternels et périnatals. À travers ce comité, le ministère dispose d’un plan d’action afin de lutter efficacement contre les décès maternels et périnatals.

