Au stand gastronomique de la communauté tamasheq au Musée national, l’une des boissons traditionnelles les plus appréciées a retenu l’attention des festivaliers : le tida, également appelé gapal.

Préparée à base de mil et de yaourt, cette boisson occupe une place centrale dans la culture Tamashèq et est considérée comme un symbole de respect et d’hospitalité.

Une préparation à base de mil et de yaourt
Selon la gestionnaire du stand, le tida est entièrement fabriqué à base de petit mil, transformé selon deux méthodes. « On sonne le mil, on le pile. Quand il est préparé, on fait bouillir, on prépare, puis on repile avant de mélanger avec le yaourt », explique-t-elle.
Il existe aussi une version non cuite : « Ce qui est frais, on le sonne, on le casse frais et on le met directement dans le yaourt avant de délayer. »
gapal cuit
Les deux variantes, préparée ou fraîche, sont consommées selon les préférences. Toutefois, les visiteurs et les membres de la communauté penchent davantage pour la version fraîche, jugée plus appréciée.
Tida, gapal : différentes appellations pour une même tradition
La boisson porte plusieurs noms tida, gapal mais renvoie toujours à la même préparation de céréales mélangées au yaourt. « Gapal, tida, tout ça c’est la même chose. Tout est fait à base du céréal accompagné du yaourt », précise la gestionnaire.
Un symbole d’accueil et de respect

Matin Libre -BF | Tel :+226 60102010 | redaction@matinlibre.bf
Au-delà de son aspect culinaire, le tida occupe une forte dimension culturelle. Il est avant tout une boisson d’hospitalité. « Quand un étranger qu’on respecte vient, c’est une preuve de respect envers lui. Chez nous, le gapal, c’est notre eau pour l’étranger. Ce n’est pas de l’eau simple », explique-t-elle.
Ainsi, offrir du tida à un visiteur constitue un signe d’honneur, équivalent à servir de l’eau dans d’autres communautés, mais avec une valeur symbolique renforcée.
gapal frais
Un savoir-faire que chaque fille doit maîtriser
Dans la culture Tamashèq, la maîtrise du tida est un apprentissage fondamental. « Normalement, chaque fille doit maîtriser, chaque fille le maîtrise », affirme la responsable du stand. Préparer le tida est perçu comme un élément central de l’éducation des jeunes filles et un marqueur fort de l’identité du groupe.
« C’est un plat essentiel pour la culture, la boisson principale des Tamashèq », ajoute-t-elle.
Une boisson identitaire mise en lumière
En exposant la préparation du tida au FECTA 2025, la communauté tamasheq a permis aux festivaliers de découvrir une boisson à la fois nourrissante, rafraîchissante et fortement symbolique. Entre tradition, hospitalité et transmission générationnelle, le tida s’est imposé comme l’un des produits culturels marquants de cette édition du festival.

gapal cuit
