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Nayala : la langue San au cœur de la lutte contre l’analphabétisme à Toma

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Toma a abrité, le lundi 12 janvier 2026, la cérémonie officielle de lancement de la campagne d’alphabétisation en langue nationale San dans la province du Nayala. La cérémonie était présidée par le Haut-commissaire de la province, Honoré Frédéric Paré, en présence des autorités administratives, des responsables de l’éducation, des opérateurs d’alphabétisation ainsi que des animateurs et animatrices.

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Dans son allocution, le Haut-commissaire a invité les apprenants, les animateurs et les superviseurs à faire preuve de sérieux, d’assiduité et de persévérance afin d’atteindre un taux de réussite optimal. Il a également formulé des vœux de paix, de santé et de prospérité pour l’année 2026, tout en rendant hommage aux forces de défense et de sécurité pour leurs efforts constants en faveur du retour de la paix au Burkina Faso.

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Le Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, Thomas Garané, a salué l’engagement des femmes et de l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre l’analphabétisme. Il a rappelé les résultats encourageants de la campagne précédente, marquée par un taux de réussite de 97 % au certificat d’alphabétisation et un taux de déperdition limité à 11 %.

Fort de ces performances, la province du Nayala bénéficie, pour la campagne 2026, de 33 nouveaux centres d’alphabétisation, a précisé M. Garané.

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Prenant la parole à son tour, la responsable de l’Association nationale pour la traduction de la Bible et l’alphabétisation (ANTBA), Suzanne Ki-Zerbo, a retracé l’évolution de l’alphabétisation en langue San. Elle a évoqué les premières initiatives, notamment l’opération Bantarè en 1986-1987, l’apprentissage de la transcription du San en 1989 à Tougan, puis la collaboration avec le Fonds national pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle (FONAENF) à partir de 2003.

Mme Ki-Zerbo a salué l’accompagnement des autorités administratives et la volonté politique actuelle en faveur de la promotion des langues nationales, perçues comme un levier essentiel pour le développement et l’émancipation des communautés locales.

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