L’ONG Transparency International classe le Népal parmi les pays les plus touchés par la corruption et Selon la Banque mondiale, 82 % de la main-d’œuvre du pays est employée de manière informelle, un chiffre « bien supérieur aux moyennes mondiales et régionales ». En 2024, l’institution a évalué à 20,8 % le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Dans ces conditions, des centaines de milliers de Népalais sont obligés de s’expatrier pour trouver du travail soit en Inde ou dans les pays du Moyen-Orient. C’est ce qui a nourri le sentiment de frustration au sein de la population népalaise.

On vous explique !

La population népalaise, précisément des jeunes a contesté le lundi 8 septembre 2025, par rapport à l’instabilité politique, la corruption et la vie dure qui minent le pays. Selon eux, le gouvernement népalais est incompétent et insoucieux de leur bien être et du développement du pays. Leur colère contre les dirigeants de cette république himalayenne de 30 millions d’habitants n’a cessé de grandir avec la succession de Premiers ministres vieillissants et les arrangements entre partis. D’ailleurs ce qui a motivé cette contestation meurtrière, ce sont d’abord les vidéos illustrant le contraste entre le dur quotidien des citoyens ordinaires et la vie luxueuse des enfants de dirigeants politiques qui inondait la plateforme TikTok et le blocage de 26 réseaux sociaux dans le pays.

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Selon l’AFP, le Premier ministre âgé de 73 ans a dû être évacué par hélicoptère alors que sa résidence était incendiée. Selon certaines sources, son épouse aurait péri dans les flammes, mais cette information n’a pas été confirmée. Sharma Oli a annoncé sa démission, et se serait réfugié à Dubaï, selon des médias indiens. Des officiels auraient été lynchés par la foule. Sur une vidéo, on voit le ministre des Finances capturé par les émeutiers et forcé de descendre une rivière sous les huées et les projectiles.
A ce jour, un semblant de calme règne dans le pays.

