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Tanghin-Dassouri : le combat de Mme Kaboré pour les malades mentaux renforcé par un geste salvateur

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Ce samedi 6 décembre 2025, à Tanghin-Dassouri, l’Association Wend Guaita Malades Mentaux a reçu une visite particulière : celle de Fabiola, une jeune femme qui a choisi de célébrer son anniversaire en posant un acte de solidarité.

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Au lieu des festivités habituelles, elle a décidé de venir en aide à des personnes atteintes de troubles mentaux, souvent abandonnées, parfois errant dans les rues, et recueillies par une femme qui a fait de leur protection sa vocation.

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Mme Kaboré : 25 ans de dévouement, un an d’existence associative

Au cœur du site, Mme Kaboré, responsable de Wend Guaita, accueille depuis près d’1 an, des personnes en grande détresse psychologique. Depuis un an, son engagement s’est structuré en association, mais les défis restent immenses.

Elle explique que tout a commencé par une ´inspiration divine’, un appel intérieur à protéger des hommes et des femmes que la société ne voit plus. Aujourd’hui, 120 personnes vivent sur le site, avec une dizaine récemment arrivées, preuve de la croissance constante du besoin. Certaines personnes, en crise ou particulièrement violentes, doivent être isolées pour leur propre sécurité et celle des autres.

Trois marmites n°30 sont cuisinées chaque jour pour nourrir les pensionnaires, un défi logistique permanent.

Un cri de cœur : sécuriser le site avant qu’un drame ne survienne

Le plus urgent pour Mme Kaboré assise à l’extrême gauche, c’est de clôturer le site

Des malades, désorientés ou en crise, tentent parfois de s’échapper. Sans clôture, la sécurité des pensionnaires, du voisinage et même des bénévoles reste fragile.

À cela s’ajoutent des besoins quotidiens essentiels : farine, huile, bois sec, gaz, produits de cuisine pour préparer les repas.

Le ministère est déjà venu une fois offrir quelques sacs de riz, mais les besoins restent largement supérieurs à ce qui arrive.

Matin Libre -BF | Tel :+226 60102010 | redaction@matinlibre.bf

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« Je les croise sur la route, et je les amène à l’hôpital… puis ici »

Dans un langage simple et parfois décousu reflet d’une charge émotionnelle lourde, la gestionnaire du site raconte comment elle recueille les malades. Elle les rencontre dans la rue, parfois nus, parfois en pleine crise. Elle les conduit à l’hôpital pour les premiers soins, puis les ramène sur son site où commence un long travail de prise en charge humaine.

Face à ces réalités, Fabiola une jeune qui évolue dans l’événementiel au Burkina Faso a voulu agir. Inspirée par une éducation basée sur le partage et la solidarité, elle raconte :


« On m’a toujours appris le don de soi. J’ai déjà soutenu des orphelins, des veuves, des enfants de FDS tombés…Cette année, j’ai voulu aller vers Mme Kaboré, que je suivais sur les réseaux »  dixit Fabiola, la donatrice au milieu. 

Elle a rassemblé, grâce à sa propre contribution et au soutien de proches : un carton d’insecticide, un bidon d’huile, deux cartons de savon, des sacs de macaroni, vingt packs d’eau. Un don estimé à 150 000 francs CFA : « Ce n’est pas beaucoup, dit-elle, mais ça peut soulager. L’important, c’est la volonté». Son message à la jeunesse est un appel simple mais fort : « On n’a pas besoin d’avoir beaucoup pour aider. Si chacun enlève un peu de ce qu’il a, on peut faire un heureux par jour ».


Ce centre est un refuge improvisé, maintenu debout par la foi, la volonté et l’endurance d’une femme qui a décidé, seule, de ne plus détourner le regard. Chaque arrivée, chaque crise, chaque fugue potentielle est un défi.

Mme Kaboré, continue d’espérer que les autorités, les associations, les bonnes volontés et la société civile se mobiliseront pour sécuriser et soutenir ce lieu indispensable.

Contactez la gestionnaire du site : 76875454 Mme Kaboré

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